Du palier de ta chambre on voit tous tes jouets
Qui envahissent l'espace de ton existence.
Puis on te voit, assis par terre ou allongé,
Dans le calme et l'affront de ton innocence.

Tu lèves les yeux vers moi et m'interroges
Sur la raison de ma muette contemplation.
Mais si je t'aime, ce droit, je me l'arroge,
Car sinon, comment te montrer mon affection ?

Malgré nos rapports parfois tendus, quel bonheur
De te prendre dans mes bras, là, contre mon coeur,
Puis de me remémorer cet instant magique

Où une inconnue a déposé dans mes bras
Cet enfant que je connaissais depuis neuf mois,
Celui qui fit enfin de moi un être unique.

© B.Dauvissat